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Eminement et fondamentalement gentil

When religious people ask me « But don’t you believe there’s something better than us in the universe? », I answer, « Yes, most dogs. »

– Ricky Gervais, 2014

 

Quand des personnes religieuses me demandent  «Mais ne crois-tu pas à l’existence de quelque chose de meilleur que nous dans l’univers? » je répond « Oui, la plupart des chiens. »

– Ricky Gervais, 2014

 

Gervais incarnant le très aimable Derek Noakes dans la série Derek, une œuvre d’une immense sensibilité et d’une originalité tout à fait rafraichissante.

 

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Ayant partagée sa vie avec d’autres membres de cette race de chien de berger, quand elle a adopté le beau petit chiot d’un refuge au Maine, É-U il y a trois ans, Stephanie Fox  comprenait partfaitement les besoins du border collie (selectionné par les bergers depuis des décennies pour ses aptitudes au travail) et son besoin impératif de rester actif mentalement et physiquement. Toutefois, ce collie présente une particularité qui aura posé un défi même à cette connaisseure de la race:  le chiot est né avec des avant bras déformés, ce qui frustre profondément son besoin quasi irrépressible de courir après tout ce qui bouge.  Nullement découragée, Madame Fox a fait façonner spécialement pour lui une sorte de ‘fauteuil roulant’ à chien.  Aujourd’hui Roosevelt – nommé en souvenir de l’ancien président, Franklin Delano Roosevelt, qui, suite à une poliomyélite, se déplaçait lui aussi en fauteuil roulant – donne libre cours à son instinct de colligeur de troupeau.

« Les gens pensent qu’il aurait dû être euthanasié parce qu’ils croient qu’il souffre, » explique Fox, « mais il se réveille heureux tous les matin. »  La seule différence entre Roosevelt et les autre chiens, selon Fox, est qu’en lieu et place d’un collier, elle lui met ses roues : « Si vous aviez un enfant handicapé, vous tenteriez de l’enrichir, de lui donner des opportunités.  Pourquoi ne pas faire la même chose pour un chien? »

Roosevelt fait un cabré afin de se déplacer au dessus d'un tuyau

Roosevelt se promène avec sa maîtresse Stephanie Fox à Portland, Maine, le 7 avril 2012

Roosevelt et Stephanie Fox

Ancien candidat à la mairie de Marseille, aujourd’hui l’infatigable et le très sagace Saucisse continue de prôner « une sauciété plus humaine, contre une vie de chien » comme en témoigne son livre Saucisse face à la crise (éd. Jigal, 2010, 208 p) traduit du chien par son maître aussi sympa, Serge Scotto.

Saucisse et son maître au Grand Journal, le 18 novembre 2011:

http://www.wat.tv/video/grand-journal-18-11-2011-4iqv3_2hk6h_.html

Saucisse et Scotto au 3e Festival du livre de la Canebière, le 11 juin 2011.

Dans son dernier opus Saucisse is watching you (éd. Jigal, 2011, 184 p), le cinquième tome des tribunes de Saucisse, le très perspicace plus-ou-moins teckel nous apporte ses réflexions sur la société humaine qui l’entoure.

Extrait:

La rumeur

C’est une silhouette longiligne, à qui l’on donnerait la trentaine et relevée d’une coiffure rousse. La coupe plus courte d’après certains, avec peut-être quelque chose de changé dans le visage, mais ça ne veut rien dire avec tout ce qu’on peut faire aujourd’hui grâce au maquillage de cinéma… Et puis ce n’est pas comme sur les photos ! D’ailleurs tous les témoins sont unanimes, qui l’ont bien reconnue. Il faut dire qu’elle est très reconnaissable ! Sa démarche gracieuse est unique, digne d’un top model bien qu’elle ne portait, avec élégance, qu’un simple jean sous une veste de tailleur, comme la première employée d’agence immobilière venue. Avec un casque de moto sous le bras, à la visière fumée, sans doute pour tromper son monde et se déplacer incognito en ville… Mais c’était elle ! Tous ceux qui l’ont vue et ceux qui ont vu ceux qui l’ont vue pourront vous le confirmer… et la preuve, c’est que le beau-frère d’un policier l’a appris par le cousin de l’infirmier qui soignait le sida d’Adjani… à l’époque. C’est pour dire le sérieux de la rumeur ! On l’aurait ces temps-ci aperçue plusieurs fois rasant les murs rue d’Endoume, où elle ferait des passages discrets, comme par hasard à deux pas de chez mon maître… Et c’est comme ça que des bruits ont commencé à courir. On sait qu’elle aime les artistes, les paroliers… Et mon maître n’est-il pas l’auteur de refrains immortels, tel celui de ma chanson «Petit chien des rues» qui fait le buzz sur le net : «Ouah ouah ouah, ouah ouah ouah, ouah ouah ouah ouah ouah ouah ouah !» L’aurait-elle approché pour mettre son talent d’écriture à contribution, avant de tomber sous son charme animal ? La notoire sensibilité de gauche de celle qui ne reste après tout qu’une simple femme, aurait-elle été touchée par le secret de sa sauce bolognese aphrodisiaque (je ne devrais pas vous le dire, mais il suffit de laisser la tomate attacher un peu beaucoup au bord du poêlon) ? Leurs origines italiennes auraient-elle fait le reste pour nouer leurs corps dans cette union impossible ? Et secrète ! Dont tout le monde parle à Marseille… Alors malgré le mépris que m’inspire la rumeur, mon devoir de journaliste intègre m’impose de la mettre à bas, afin de retrouver la paix du foyer, que cesse la traque des paparazzi et je sais que malgré sa vantardise invétérée et le bénéfice qu’il espérait tirer de ces élucubrations, mon maître ne m’en voudra pas longtemps d’avoir trahi les secrets de notre chambre et de la mascarade : je couche tous les soirs à ses pieds et je peux vous jurer que mon maître n’est pas le nouvel amant de Carla Bruni ! Ne croyez pas les on-dit, c’est ce dangereux mythomane qui les a propagés lui-même pour se rendre intéressant : mais en réalité, mon maître ne s’est jamais tapé la première dame de France, de loin s’en faut ! Eh non… Pour l’instant, il drague la boulangère.

Saucisse veille sur nous.

Tundra, un border collie de 8 ans et un chien thérapeutique certifié , fait partie intégrale d’un projet pilote de zoothérapie lancé par le Service d’appui au succès scolaire (SASS) de l’Université d’Ottawa à Ottawa, Canada, visant les étudiants de l’université.  Cette nouvelle initiative permet à tous ceux et celles vivant des situations difficiles, stressantes ou angoissantes de venir passer quelque temps avec Tundra, le chouchou adoré d’Audrey Giles, professeure agrégée à l’École des sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa.

Le beau Tundra